mercredi 7 décembre 2022

Inclusion financière Et si le taux de bancarisation du Cameroun était déjà à 40% ?

Selon certains opérateurs télécoms camerounais qui ont pris part à la troisième édition du Douala Digital Show, il se pourrait que le pays ait déjà atteint un taux de bancarisation près du but visé par le gouvernement dans son document dénommé Stratégie nationale de développement 2020-2030.


Le Cameroun rêve de voir passer son taux de bancarisation de 12,2% à 80% d’ici 2030. Soit dans sept ans. Un objectif que d’aucuns qualifient d”un peu trop ambitieux.” C’est le cas de Noelle Kouo Ngamby. Lors de son propos introductif à la troisième édition de la Douala Digital Show tenu dans la ville de Douala ce 1er décembre, la Directrice générale de EDC ASSET Management n’a pourtant pas banalisé cette projection qui, selon elle, pourrait devenir une réalité si “tous les acteurs présents dans la salle vont contribuer à atteindre ce taux.”

Un souhait qu’elle a exprimé avec recul, compte tenu du faible taux d’inclusion financière que connait le pays en ce moment. Comme d’autres acteurs présents à cet événement, Noelle Kouo Ngamby pense que le taux de bancarisation est officieusement déjà au-dessus de 12%, mais pas manque de visibilité, certaines personnes sont mises à l’écart dans les décomptes. Outre cela, l’inaccessibilité aux comptes bancaires et aux services qui y sont rattachés contribue à la paupérisation de la masse car, dit-elle, “en 2016, le président de la banque mondiale considérait déjà que l’accès aux services financiers pour les populations, pourrait être une passerelle pour les sortir de la pauvreté, justifiant ainsi la nécessité de favoriser l’inclusion financière.”  

Décidant d’axer son discours sur “l’accès aux services financiers de base et nécessaires au quotidien, tel que la possession d’un compte bancaire ; des moyens de paiement adaptés ou l’accès à un crédit, Mme Ngamby embrassait ainsi le thème de la troisième édition de la Douala Digital Show à savoir : “l’inclusion financière.” D’après Diane Audrey Ngako, promotrice de l’évènement, le choix de ce thème et l’idée même d’un tel meeting sont nés d’une envie d’entreprendre en terre camerounaise se qui se faisait à Paris, Houston etc. Pour elle, “il s’agit d’un partage d’expériences ; d’offrir des services bancaires aux personnes en difficultés financières à faible coût.” C’est d’ailleurs dans cette optique qu’est né Mobile Money. Mais, le Cameroun n’étant pas la France, il faudra encore beaucoup travailler afin que l’inclusion financière devienne une réalité.

Le cas des opérateurs télécoms 

Depuis plus de 10 ans, les Camerounais profitent des opérations monétaires mobiles connues sous le son de “Mobile Money.” Et pourtant, si plusieurs possèdent un compte mobile, l’inclusion de ceux-ci dans le fichier gouvernemental n’est pas une chose acquise. Un problème qui serait directement lié aux difficultés rencontrées par les pouvoirs publics dans la régularisation du domaine. Pour mieux en parler, les organisateurs de la Douala Digital Show ont fait appel à Anne Cathérine Tchokonté et Willy Ngangue, DG d’Orange Money Cameroun et Chef national de M2U Money UBA, respectivement. Ces deux constituaient le premier panel du show modéré par Omer Mbadi, journaliste à Jeune Afrique. Il se sont entretenus sur la finance numérique et sa régulation en Afrique. Selon Anne Cathérine Tchokonté, “la régulation monétaire en zone Cemac (en ce qui concerne les telcos, ndlr) est encore calquée sur le modèle bancaire.” Ce qui, selon elle, démontre que “le système Mobile Money n’a pas encore été pris en compte, d’autant plus que les régulateurs ne se parlent pas entre eux.” Des propos renchéris par Willy Ngangue qui trouve que le problème est aussi lié au fait que le gouvernement ait trop habitué les populations à l’argent en liquide. “Si l’Etat décide d’enlever le cash de nos mentalités, le niveau de bancarisation va beaucoup augmenter.”

D’autres contraintes administratives

Pour être compté parmi les détenteurs d’un compte Mobile Money. Il faut être muni d’une carte d’identité nationale. Or, au Cameroun, en avoir une relève d’un véritable miracle. Ce problème n’étant encore résolu, “bientôt il faudra aussi les empruntes des clients pour leur créer un compte,” déplore Anne Cathérine Tchokonté, la Directrice générale d’Orange Money Cameroun. Malgré ces complications, plusieurs possèdent des comptes mobiles (dans la clandestinité, ndlr). Les opérateurs eux-mêmes doivent se serrer les codes pour avancer, notamment avec la politique de l’interopérabilité qui, pour Anne Cathérine Tchokonté, “est une bonne chose pour le consommateur.” Seulement à ce stade, il faut encore faire avec les contresens et contre directives émanant des multiples régulateurs censés gérer tant le secteur que cette interopérabilité. “Le problème du QR code par exemple ; le Gimac dit qu’il veut créer son système pour réguler le secteur. La Beac vient avec son QR code aussi. Nous sommes tenus d’obéir, mais on ne sait à qui,” explique un autre participant.  Néanmoins, ces opérateurs peuvent compter sur la Cobac pour tirer la sonnette d’alarme.

Un premier jour réussi

L’ouverture de la troisième édition de la Douala Digital Show a connu différentes conférences avec des intervenants tels que Serges Boupda, Cédric Yanou, Andre Hot, Annie Payep, entre autres. Il a été surtout question de former les invités (certains sponsorisés par TV5) sur l’importance de l’inclusion financière et les fin techs.  La Douala Digital Show s’achève le 2 décembre 2022. L’objectif  de cette année reste inchangé : réunir les experts de différents domains du Cameroun, afin de bâtir, de promouvoir l’excellence et le partage des connaisses.

Kingsley NCHE


lundi 5 décembre 2022

Highlights of TV Newscast


Dash TV, September 2022
I am also a prolific and innovative TV newscaster. I bring life and dynamism to the news, personalizing it as much as I can. I want to give you that desire to come back, after you've watched just one edition with me as your anchor. There's yet much in store.

 

Radio News Presentation


Get a piece of my radio news presentation. It's a throw back. Radio has always been my first love in journalism; my most cherished media. Enjoy it. Courtesy of 99.9 FM, Dash Radio...



 

mercredi 30 novembre 2022

Crooks In Suits

 

We "black monkeys" as the certain whites call Africans,  were taught to respect men in suits. For such men, as they say, are men of honour and integrity. Their vesture commands reverence and uplifts the banner of manhood.

But, far from being respectable and honourable, many men of suits, nowadays, appear to be highway robbers, intellectual imposters and despicable criminals of high standing positions. They only positivity about these fellows is their outfit. Their minds are decayed and infested with all kinds of schemes to dupe the simple and poor.

You might have thought in your ignorance, that suits were only a way of life, that responsible men were thus demanded to be appareled in their everyday activity, so as to make a difference between themselves and the vagabonds. Well, be disillusioned and enlightened. The reverse in true. The vagabonds are now dressed in suits while the honourable are in rags.

But, seeking to probe into the raison-d'etre of this disparity, you might ask "why"? The answer is simple. The poor have no money to suit themselves into suits though they work hard and serve the rich. Their salaries are comparable to a hobo's bomb, and they get them only under stringent, shady circumstances, if ever they do. But, turn to the men in suits, the crooks. They buy themselves iPads which they can't use, though their housemates lack sanitary pads. 

They ride luxuriously and speak loftily. And these are the men to respect and honour. They are the very disgrace of the suits they wear. Their lives compared to their academical achievements, is a regrettable topic-a discouragement to many a youth. For as it appears, school never did them any good though they be certified.

These men in suits are presidents, ministers, doctors, CEOs, and the other bourgeoisie bigots you know. They control everything and pretend to be servants. Nonetheless, they are those who through embezzlement, are slowly killing their countries and the youths. Though married, they cajole and ensnare young girls in their offices for a benefit of sin and regret. And all these crimes are perpetrated in suits. Oh the shame of it! These men in suits, though gentle on the outlook, are wolves in the inside.

How I pity these girls, these girls whose sole desire is to marry men in suits. For as they think, the latter are rich, gentle and responsible. Their disappointment will be great and their confusion immense.  Haven't you noticed that most fake prophets have a bending for such outfits? They can misinterpret every bible verse to their advantage, all in a bid to let you see how God would like His children to be "fresh". No doubt, they sell prayers, collect tithes and offerings of all nature (including weekends with people's wives). These men in suit! 

Kingsley NCHE

The Portrait of A Naggy Woman


The night time comes slowly, her legs drawing languishingly around the streets of her city. She is up till mid-night, waiting for her victim. The following lines are forceful and truthful of a naggy woman, a contentious and fearful lady, who gives hell on earth to men.

A naggy woman is one who gives neither peace nor rest to those around her. Constantly, she fights and makes a big deal about nothing and everything. Her ways are as doubtful as her Salvation. In your ignorance and simplicity, you might have thought, that all naggy women were singles, and that once given the title ''wife," a girl ceases to be offensive.

Experience tells us the contrary. Most women are naggy, especially when they get into relationships with men. They ever think of their comfort and security, and if circumstances speak the opposite, they soon begin to show you their real colours; purple, pink, red and black. You once thought they were 'white', badly mistaken fellow? Don't you see their make-ups?

Generally, single women aged twenty seven and above, are very coleric and unbearable. Their frustration springs from the word "spinster" to menopause. Every potential husband soon becomes their enemy, when they say "no" to their advances and caprices. They will call you names such as: "gay, homo, and not-man-enough", no matter how sanctimonious they seem.

Personally, I know no greater threat to a man's life than an old lady desperately in search of a latecoming marriage: step not on her toe, neither take her gifts nor pay her a visit: lest she rubs you of joy and zest. She knows every man in the neighborhood and in the group, only no man wants to know her. Imagine her bitterness!

Other married women have crossed bounds and are waxing hot in matrimonial homes. Their husbands would rather live on their roofs and in the wilderness, than spend thirty minutes of their day at home. No doubt, daddy is always at work and when he gets back, his belly is already full, for he ate at the restaurant. He doesn't trust mummy's food.

Usually, the naggy woman, in order to take vengeance on her husband, tends to refuse to perform her conjugal duties (ladies know what I mean). They say: "no money, no..." and even your sanctification can't handle that. If you know how to pray like a warrior, please do.

Have you met a young married man, constantly singing: "give me grace, Lord Jesus give me grace?", that fellow is often than not in trouble under a naggy woman. The only problem is that we never know how naggy a woman can be, until she misses marriage or hangs on you till marriage. They ever are nice during courtship, calming devising how to cut you like sheep.

To celibates, be godly,  wise and you shall avoid her. For those who are presently married to naggy women, remember your vows; for better and for worse. God help you, don't back out. She is bone of your bone and flesh of your flesh. Try to wash her...


Kingsly NCHE

mardi 29 novembre 2022

Lettre d’un migrant


Chère Miriam,Ça fait trois longues années que j’ai quitté le bled, en partance pour un pays lointain, où, je pensais, couleraient le lait et le miel. Ici par contre, les jours passent et se ressemblent. C’est laid ! Tout me manque de l’autre côté ; nos souffrances, nos peines et nos causeries enflammées. Au fil du temps, je me rends compte que malgré tout le bien matériel que j’aie, je n’ai plus rien qui tienne, plus aucune personne qui soit véritablement mienne.

Près de toi, j’avais paix du cœur et tranquillité, tant tu savais comment me combler. Nos disputes les plus acharnées m’étaient après elles, de véritables moments de remise en question d’où me venaient d’idées d’amélioration et de progression. Tu étais pour moi la voix du Père lorsque par rebellion, j’avais muselé celle du Saint Esprit, la conscience meurtrie de revers. Hélas ! Je les ai perdus ; ces moments de reconstruction, mais aussi mes repères.

Ici, toutes les femmes n’en ont qu’après mon fric ; les plus humaines me considèrent pour mon physique.  Très peu m’aiment et c’est peu dire ! Je suis seul, car les hommes qu’autrefois j’eusse la bêtise d’appeler amis m’ont vite trahi, très vite ! L’arrogance du matériel et du pouvoir éphémère les a rendus arrogants et mercantiles. Adieu les principes ; tout est ici question d’intérêts et de réussites. Mais à quel prix ?

Chère Miriam, il t’est certainement venu en tête l’idée de mon célibat. Oui ! Célibataire je suis toujours, comme une fille qui n’a de mérite que son baccalauréat. Cependant, je cours. Après nos fiançailles rompues, je me suis promis de rester ainsi ou au pire de te revenir. Dans ce pays, j’avais pourtant pour un temps, essayé de m’affranchir : c’était après ma rencontre avec Fidelle. Quelle erreur ! Loin d’être fidèle, cette fille m’était une vipère. Je me suis séparé d’elle.

Chère Miriam, je t’aime toujours. Comment t’oublier ? Mes pensées sont dirigées vers toi tous les jours, quand bien même j’essaie de les refouler. Je ne reviendrai plus au bled. Cette vie n’est plus faite pour moi. Plus rien de me retient la-bas, sauf peut-être toi. Je sais que tu es demeurée célibataire à m’attendre. A présent, je te libère : marie-toi. Tu n’as rien à me rendre, hormis la joie d’une famille dans la foi et fière. Qu’il soit plus chrétien que moi, qu’il te rapproche mieux du Christ-Jésus que moi. 

Chère Miriam, marie-toi ! Je mourrai certainement dans ce pays lointain. Ne t’inquiète pas pour moi, j’irai retrouver Jésus-Christ pour boire de sa fontaine. Ce monde n’est pas fait pour moi, j'en suis certain. Adieu Miriam, adieu ma sœur…

Lord’s Favoured

lundi 31 janvier 2022

Les compétitions inutiles

 Et si je vous contais une petite histoire ce soir ...

👉

En première année, lorsque j'étais étudiant à l'Esstic, une chose bizarre m'arriva. C'était au premier semestre et contre toute attente, après la session normale, je fus admis au rattrapage. J'ai toujours haï l'échec scolastique. Aussi me suis-je toujours battu pour être le meilleur, sinon l'un des leurs, à chaque étape de mon cursus scolaire : une « maladie » que j'avais contractée en Seconde, après mon échec cuisant en troisième, lorsque je dus enregistrer, pour ma première fois, un 7 de moyenne. N'eût été notre départ de Yaoundé pour Bamenda, j'aurais repris cette classe. Gloire à Dieu, cela ne fut point le cas. Bon ! Revenons à l'Esstic. Une unité d'enseignement à reprendre... 

Ce jour de résultats, je quitte _The Post,_ l'organe de presse écrite qui m'héberge en qualité de stagiaire et me rends à l'Esstic. Le babillard est bondé de monde. Chacun regarde sa note. Enfin, c'est ce que je crois, jusqu'à ce que je me rende compte que plusieurs, étant sûrs des leurs, n'ont plus à être là. Seulement, ils y sont toujours. Ils regardent les notes des autres, dans l'optique, pour la plupart, de savoir qui ira au rattrapage avec eux. Curieuse chose, n'est-ce pas ? Dans la foulée, j'aperçois mon échec et me fais à l'idée que j'avais jusque-là détestée. Nous quittons le bâtiment, cheminant vers le château de Ngoa Ekelle. Certains camarades recalés du fait, s'égaient.

Je suis stupéfait. L'un d'entre eux me dit : « Kingsly, je suis contente que tu partes au rattrapage. Même comme je suis recalée, ça me soulage. » Une fille jolie, reprend dans la même veine et je comprends que, quoique recalées, elles se servent de mon échec pour se consoler. Quelques jours plus tard, j'apprends que je suis la risée de plusieurs. Ils se disent d'ailleurs, à titre consolateur ; « Même les forts vont au rattrapage. » Le jour de ce fameux rattrapage, un ami m'approche sur le banc premier que j'aime occuper et me confie : « Plusieurs ont ton mal et ton échec les arrange. » Jusqu'ici, je ne comprends pas pourquoi les gens qui ont échoué, comme moi, se contentent quand-même ...

J'ai appris ceci de cette histoire : les hommes se plaisent à voir leurs semblables dans leur pétrin. Et s'il s'avère que la providence vous ait placé au-dessus de ce dernier, leur désir incessamment est de vous voir tomber. Et combien c'est enfantin ! Un fameux écrivain disait : « Ce n'est pas en affaiblissant le fort qu'on devient fort. » Vous vous souvenez peut-être de ces enfants qui rentrent avec de mauvaises notes et disent à leurs parents : « Tout le monde a échoué, même le premier de la classe. » Quelle drôle de façon de cacher sa faiblesse ! C'est d'un manque de responsabilité typique que de justifier ses échecs par des comparaisons niaises avec les autres au jour de leur détresse.

Kingsly NCHE

Inclusion financière Et si le taux de bancarisation du Cameroun était déjà à 40% ?

Selon certains opérateurs télécoms camerounais qui ont pris part à la troisième édition du Douala Digital Show, il se pourrait que le pays a...